Isabelle Levéel née en 1972, vit et travaille à Sainteny en Normandie en pleine campagne. Outre son travail solitaire dans son atelier, elle élève des poulets avec son compagnon dans une petite ferme.

Cet environnement explique, en partie, le choix des matériaux bruts que l’artiste autodidacte, qui a toujours peint et dessiné, utilise pour ses sculptures : Terre, plumes, roches, écailles … En 1990 elle participe à une pièce de théâtre dont le titre « vous avez dit une maison avec vue sur la terre » le thème « la fin du monde » sont en résonance avec ses interrogations écologiques et métaphysiques sur le cycle de la vie.

Elle est d’abord fascinée par l’art d’orient »Dieux, Déesses, toute la culture indous », avec une période de sculpture accompagnées de reptiles, elle fait deux rencontres qui la marquent : un peintre Jean Christophe Fischer et un livre « la terre est un être vivant » de James Lovelock. La Terre encore.

Je suis fan de Ruta Jusionthe, Jephan de Villiers, Sabrina Gruss, Petra Werlé et plein d’autres …

Aujourd’hui ses créatures telluriques, primitives, dignes pour certaines de la « ferme des animaux » de G.Orwell se dépouillent de toute   « enveloppe charnelle », fouillent notre mémoire, fouaillent l’avenir de l’humanité car avant d’être humaines, minérales, organiques, ses « êtres » sont fils et filles de la Terre dans une dimension et un espace où passé et futur s’abolissent.