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13ème FESTIVAL ART ET DECHIRURE DU 30 MAI au 10 JUIN 2012

PROGRAMME

 

Comme pour les éditions précédentes, nous serons accueillis à la Chapelle Saint Louis à Rouen, à La Foudre-Scène nationale de Petit Quevilly Mont Saint Aignan et à l’Espace Culturel François Mitterrand à Canteleu. Pour la première fois nous vous inviterons à venir voir un spectacle Salle Louis Jouvet à Rouen.

 

Pour les réservations, elles peuvent être effectuées dès à présent soit par mail à l’adresse suivante: art.et.dechirure@gmail.com soit en réservant directement dans les salles où sont programmés les spectacles:

 

Scène nationale Petit Quevilly Mont Saint Aignan réservation au 02 35 03 29 78 http://www.scenationale.fr

Chapelle Saint Louis ou Louis Jouvet 02 35 98 45 05 www.chapellesaintlouis.com

Espace culturel F. Mitterrand 02 35 36 95 80

Le numéro du festival en service à partir du 30 mai  est le suivant 02 35 63 82 16

 

Ne tardez pas les spectacles sont annoncés dans les programmes des salles et sont déjà très réservés !

 

 

LA FOUDRE

Scène nationale de Petit Quevilly / Mont saint Aignan

«  LES PAPOTINS OU LA TACHE DE MARIOTTE « 

D’après le journal Le Papotin / Conception : Eric PetitjeanPapotin.jpg

Jeudi 31 mai à 20h Durée : 1h30   Tarifs 9€ et 5€

Nathanaël s’adressant à Dominique de Villepin :

« Alors Dominique, comment tu vas faire pour changer le monde ? »

Arnaud à Jacques Chirac :

« Jacques, pourquoi tu vouvoies Bernadette ? »

Interviews extraites du journal « Le Papotin »

Vidéos sur site Scène nationale

 

Depuis vingt ans, chaque mercredi matin au Théâtre du Lucernaire à Paris, un groupe de personnes autistes (refusant catégoriquement cette étiquette et se revendiquant « atypiques » un point c’est tout) se réunit pour échanger et communiquer. De là est né le Journal « Le Papotin », rempli d’humour et de poésie.

« Les Papotins ou la tache de Mariotte » est une adaptation théâtrale de ce « drôle » de journal ; mettant en scène quatre personnages décalés qui tentent à leur façon de « nous communiquer ». Leur parole est vivante, simple, vraie et… très drôle ! Peut-être devrait-on en tirer leçon…

L’autisme n’est pas le sujet de ce spectacle. Ce qui a intéressé Eric Petitjean dans cette pathologie, c’est sa théâtralité et le fait qu’elle touche à la communication (le langage et les codes sociaux) dans un monde où communiquer est presque devenu une question de survie.

Sur la scène, quatre personnages simplement ordinaires, atypiques, ayant chacun sa propre logique, nous parlent vrai, sans chichis ou faux-semblants. Pas de compassion ni de révolte en eux, ils sont juste là, seuls face au monde. Ils « papotent » philosophent. Ils vont nous dire ce qu’ils aiment, ce qu’ils n’aiment pas, vont interviewer des gens célèbres, d’autres pas, vont chanter, danser… Avec beaucoup de douceur et surtout par le rire (un rire franc, enfantin, généreux), ce n’est pas leur façon de communiquer qu’ils remettent en question mais la nôtre.

D’après le journal Le Papotin

Conception et mise en scène : Eric Petitjean

Scénographie et vidéo : David Coignard

Vidéaste : Arnaud Gautron

Lumières et régie générale : Pierre Peyronnet

Costumes : Ariane Dionyssopoulos

Avec : Silvia Cordonnier, Pierre Hiessler, Fabien Orcier, Philippe Richard

CHAPELLE SAINT LOUIS

 

 « LES CULS DE PLOMB«  

Production Les Piqueurs de Glingues

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Olly-Photolia

Vendredi 1 juin 19h30 et samedi 2 juin 19h30 Tarifs 14 € 10€ et 6€

 

Alex était un homme parfaitement inséré dans la société : réussite professionnelle, vie de couple harmonieuse, bref toutes les apparences du bonheur. Mais Alex devient mystérieusement autiste.

Emmuré dans une passion inédite pour l’astrophysique, il découvre mentalement l’existence d’une nouvelle planète et s’enfuit de la clinique où il séjourne depuis deux ans. La poésie du langage induite par la maladie du personnage, crée une dimension parallèle : Alex associe certaines lettres à des couleurs. Le « t », pour lui, est vert : les mots commençant par un « t » sont verts. Ainsi la Terre n’est pas bleue mais verte. Alex ne comprend pas non plus le deuxième degré des choses : pour lui, pas d’images, de métaphores, de sens figuré. Son univers mental est réaliste par son aspect logique implacable, poétique par son étrangeté.

Sa fiancée Delphine refuse de voir son rêve s’effondrer : convaincue qu’Alex finira par guérir, elle l’accompagne dans un voyage qui les conduira jusqu’au désert algérien, unique endroit d’où l’on peut observer sa planète. Là, une vieille femme à la peau brûlée par le soleil implore en chantant la vengeance de Dieu. Qui est-elle ? Quel est le sens caché de ses incantations ? L’assistante sociale de la clinique, Claire Martin, s’interroge : Alex est-il si malade qu’on le prétend ?

Ils en parlent :

« Cela me semble important que des auteurs comme Hugo Paviot puissent passionner un public avec des questions aussi rarement bien traitées. »

Jean-Pierre Klein, psychiatre honoraire des hôpitaux

« Une oeuvre très forte, susceptible de donner lieu à un événement théâtral riche de signification. »

Henri Lépine, Ruedutheatre.info

Durée : 1h45 – Théâtre

Texte et mise en scène : Hugo Paviot

Avec : David Arribe, Aïni Iften, Laetitia Poulalion, Sophie Stalport

Création sonore : Christine « Zef » Moreau

Costumes : Adelaïde Gosselin

Lumières : en cours

Production : Les Piqueurs de glingues

Avec le soutien de : Théâtre de la Chapelle Saint-Louis (Rouen) ; Théâtre de l’Espoir  Présence Pasteur (Avignon) ; association Beaumarchais  SACD

Partenaires : Spedidam ; Fondation La Ferthé ; Coordination pour l’éducation à la non-violence et à la paix

 

 

« DEVERSOIR »

Compagnie Angela Laurier

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Lundi 4 juin et mardi 5 juin à 19h30  Tarif 10€ et 6€

La contorsion est l’exutoire d’Angéla Laurier. Elle raconte son histoire, une enfance passée au Québec, l’obsession pressante de sa famille, sa peur d’enfanter, de transmettre sa violence. A travers les souffrances vécues par son père dépressif et son frère schizophrène, Angéla questionne notre mal être. Comme une thérapie familiale, elle tente de démystifier la folie. Avec son corps déformé torturé, littéralement jeté dans ce combat et la puissance d’une caméra, elle parvient à renouer avec ce passé, passant du féroce à la grâce, de l’intime à l’exorcisme et de la performance à la délivrance d’une famille pour qui elle a finalement beaucoup de tendresse.

 

Site de la compagnie

 

« Face à un public médusé, la contorsionniste Angéla Laurier tente de rompre en temps réel le cours de son destin. »

Daniel Conrod – Télérama – Janvier 07

Durée : 1h30 – Danse et contorsion

Contorsionniste : Angéla Laurier

Musicien : Manuel Pasdelou

Régisseur lumière : Richard Croisé

Comédien : Dominique Laurier

Contact diffusion/professionnels : Geneviève Clavelin

 

 

« PHARMAKON » 

Production Des pieds et Des Mains

 

Jeudi 7 juin 19h30 Tarif 10€ et 6€

La compagnie Des Pieds et Des Mains arrive tout droit de Montréal au Québec (Canada), nous sommes très heureux de les accueillir à Rouen pour le festival Art et Déchirure. des rencontres avec Menka Nagrani et ses acteurs/danseurs seront proposés au public.

Remède ou poison, le médicament fait partie intégrante de nos vies. La bonne dose de médicaments pour la bonne dose d’émotions… afin qu’elles ne dépassent pas les proportions acceptables, traçant la limite entre ce qui est normal et anormal. Une explosion de mots, de maux, de corps poétiques, de formes atypiques!

Pour illustrer ces réflexions, Les Productions des Pieds des Mains imposent aux artistes « conventionnels », d’autres artistes présentant une déficience intellectuelle.

De toute manière, qu’est-ce que la normalité?

Durée : 1h – Danse-Théâtre

Chorégraphie et mise en scène : Menka Nagrani

Texte : Alexis Martin

Interprétation : Marc Barakat, Carl Hennebert-Faulkner, Jean-François Hupé, Nicolas Labelle et Eve Pressault, Mireille Camier

Répétiteurs : Alexandre L’Heureux, Marie-Soleil Pilette

voir le site de la compagnie

 

 

« IL N’Y A PAS DE COEUR ETANCHE »

De Julie Rey et Arnaud Cathrine

  Samedi 9 juin 19h30  Tarif 10€ et 6€

Julie Rey et Arnaud Cathrine ont voulu savoir de quoi était faite cette frontière de ceux « qui vont bien » de « ceux qui vont mal ».

Pendant un an, ils se sont donc rendus à l’hôpital tous les mois, ont rencontré des patients volontaires, ils ont fait connaissance. Une fois installée la confiance, ils ont découvert la voix de l’humain qui souffre, qui se bat et résiste, mais aussi un creuset d’histoires simples, tout simplement humaines. Beaucoup d’ordinaire…

Une histoire de vie et de survie, plutôt qu’une histoire de folie.

Les deux artistes ont choisi de jouer sur scène tour à tour tous les rôles : le leur bien évidemment et également celui des patients. Le tout accompagné en musique, afin de cultiver l’interdisciplinarité qui leur est chère.

Durée : 1h30 – Théâtre

Textes, interprétation : Arnaud Cathrine et Julie Rey

Compositions : Julie Rey

Conseillère artistique : Ninon Brétécher

Son : Samuel Babouillard

Lumière : Emanuelle Petit

Conception des images en scène : Arnaud Cathrine, Antoine Dezelli

Montage : Antoine Dezelli

 

 

 

 

SALLE LOUIS JOUVET

« CHEZ LES FOUS »

Cie Procédé Zèbre

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Mercredi 6 juin 19h30 Tarif 10€ et 6€

Entrer chez les fous, c’est un peu entrer comme chez quelqu’un qu’on connait pas bien, c’est pas un voisin habituel, c’est pas un ami qui nous veut du bien mais ce n’est pas hostile non plus…

Chez les fous, même s’il est question de folie, c’est surtout un dispositif très rassurant : un cube constitué de tissus légers, blancs, écrus… La lumière qui passe à travers de l’extérieur nous rappelle la lumière du soleil, apaisante (expérience de la luminothérapie ???). Mais une fois nos deux acteurs en scène, ils se retrouvent face à face dans ce miroir et en deux sets la partie de plaisir sera jouée : l’instant présent, si important chez l’acteur, est une constante chez la personne psychotique. La sensation d’être vivant, du spectacle vivant est renforcée par la sensation d’évasion dans ce lieu fermé. Celui que l’on croit fou, où est-il vraiment ?

Crée en 2003 à partir d’un reportage réalisé par Albert Londres en 1925, ce spectacle va au-delà de la simple dénonciation des mauvais traitements réalisés dans les asiles psychiatriques. Venant de quelques décennies en arrière, ce témoignage soulève une question cruciale : avons-nous réellement progressé ? Sommes-nous sûrs d’avoir aujourd’hui les traitements appropriés ?

« Notre devoir n’est pas de nous débarrasser du fou, mais de débarrasser le fou de sa folie. »

Albert Londres

Durée : 1h30 – Théâtre

Texte : Albert Londres

Mise en scène : Fabrice Dubusset

Avec : Arnaldo Ragni et Philippe Bonacossa

Scénographie : Sylvain Desplagnes

Musique : Piero Corso

 

 

ESPACE CULTUREL François Mitterrand (Canteleu)

« CATALINA IN FINE »

Théâtre du Cristal

http://www.artsenfolies.org/theatreducristal/images/morfeoshow/photos__cata-1555/big/p10.jpg

Vendredi 1 juin à 14h30 (scolaires) et 19h (tout public)  Tarif 5,40€ 3,20€ réduit et 2,10€ enfant -12ans

A partir de 8 ans

Dossier pédagogique 

Site de la compagnie

Catalina est une petite fille de 13 ans, rebelle et enjouée, une Zazie moderne qui met du désordre et de la vie là où elle passe.

Mais Catalina cache une anomalie. Elle a deux visages. L’un devant, l’autre derrière la tête, « l’un qui rit quand l’autre pleure, l’un qui vit, l’autre qui meurt ».

Catalina débarque dans l‘atelier d’Honorin et se fait adopter par ce vieil ouvrier solitaire qui traîne incognito une jambe de bois.

Pourtant, tout oppose le vieil homme casanier, pétri de certitudes, rassuré quand rien ne bouge,

et la jeune fille qui veut transformer l’usine et tout remettre en question.

Sous l’impulsion de Catalina, les machines se mettent ą produire des articles de voyage de toutes les couleurs…

Le texte de Fabrice Melquiot est un vrai tour de force. Il s’en dégage une profonde joie de vivre.

L’espoir et le rire y sont omniprésents alors que la pièce met en lumière le tragique de l’existence humaine.

L’écriture mêle de façon jubilatoire et toujours inattendue des styles très différents, des répliques au tac au tac à la rêverie poétique,

du comique de situation jusqu’au propos philosophique. Les relations d’Honorin et de Catalina, pleines de fausses rivalités et de vraie tendresse,

le décalage des personnages et la langue ciselée de Fabrice Melquiot font de ce spectacle un bijou de poésie et de plaisir partagé.

Fabrice Melquiot a écrit de très nombreux textes notamment destinés au jeune public.

Auteur associé au Théâtre de la Ville de Paris, il poursuit une relation suivie avec Emanuel Demarcy-Motta qui a créé plusieurs de ses pièces.

En 2008, il a reçu le Prix Théâtre de l’Académie Française pour l’ensemble de son oeuvre. Ses textes sont traduits et représentés dans une douzaine de langues.

L’Arche est éditeur et agent théâtral de Catalina in fine

Texte de Fabrice Melquiot

© L’Arche Editeur

Mise en scène : Olivier Couder

Collaboration à la mise en scène : Patricia Zehme et Yves Gourvil

Avec : Thomas Caspar, Trang Lam Olivier Couder et Yves Gourvil

Création musicale : Stéphane Leach

Décors : Jean Baptiste Manessier

Costumes : Philippe Varache

Création masque : Alaric Chagnard

Création lumière : Marie-Hélène Pinon

Régie : Stéphane Brunier et Gérard Dold

 

 

Rendez vous devant la Chapelle Saint Louis place de la Rougemare (Rouen)

 

« HP BLUES »

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Samedi 9 juin à 21h

 

Conception et réalisation: COLLECTIF PARCE QU’ON EST LÀ

Avec : Betty Berlier, Renée Defaÿ, Axelle Péchaire, Chantal Lambert

Musique : Frédéric Laigle

Mise en scène : Bruno Boussagol

Coordination :Martine Bonnefoux

Production :BRUT DE BÉTON PRODUCTION

 

Dans nos villes vivent des humains qu’on efface.

Ils sont sans visage, sans bruit, sans nom.

Ils prennent la forme des murs, des chantiers, des caves.

Ils tournent autour des gares sans jamais s’échapper.

Par la force de l’art nous allons connaître quatre femmes de l’ombre.

Elles vivent seules, discrètement, sobrement, subtilement.

Dans une impasse, une cour, un passage.

Rescapées de l’enfermement psychiatrique, elles tentent d’accorder leur psychisme aux méandres de la cité.

Manger, dormir, se protéger des intempéries.

C’est l’essentiel !

Mais aussi parler, chanter, écrire, dessiner.

Ça arrive !

Abime de la vie, secrets à fleur de bitume.

Elles étaient comme nous.

C’était hier, c’était il y a longtemps.

Justement c’est ce qui nous est proposé par la magie du théâtre.

Théâtre dans la rue, ou plutôt dans les interstices de la ville.

Déambulation par petits groupes de 25 personnes d’une «station» à une autre.

Le «campement» comme une petite scène de vie devant laquelle on s’autorise à rester, à regarder, à écouter.

Une sorte d’inconscient collectif émerge de ce fatras de mots, de sons, de couleurs.

Familier, libertaire, insolent, joyeux, poétique.

 

 

Halle aux Toiles (Rouen)

 

« L’art est la question »

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Vendredi 8 juin à 18h Tarif unique 3€

Une conférence-lecture conçue par Didier Aubert (Professeur d’Esthétique à Paris III), Perrine Maurin (metteur en scène) et Lino Tonelotto (artiste plasticien).

Avec la participation de Jean-Marc Desmond et Pénélope Parrau (lecture)

 

Evoquant les rapports de l’art au corps, au pouvoir et au langage, Didier Aubert, professeur d’Esthétique à Paris III, invite deux comédiens à lire des textes de Hans Bellmer, Sarah Kane, Barbara Kruger, Jean Dubuffet (et bien d’autres invités) afin d’illustrer sa théorie comme quoi « toute expression est une douleur déplacée.

Dans « L’art est la question » le désordre de l’art se confronte au savoir institué. L’art est la question mêle lectures, danse, vidéo, musique… et conférence!

 

« L’art est la question » : une conférence sur l’art où le désordre de l’art se confronte au discours de « savoir » partant de la théorie de Didier Aubert, professeur d’Esthétique à Paris III, comme quoi « Toute expression est une douleur déplacée. »

AfficheDef03Jeudi 31 mai à 18H au théâtre de la Foudre forum/rencontre sur « le papotin, journal atypique » en présence de Driss El Kesri et « des papotins ».

Suivi d’une projection des interviews réalisées le matin même (Frédéric Sanchez et Olivier Saladin sous réserve). Le journal le Papotin sera en vente sur place.

Possibilité de se restaurer entre le forum et le spectacle.

Entrée libre mais réservation très conseillée au 02 35 03 29 78

 

Mardi 5 juin à la Chapelle Saint Louis à l’issue du spectacle« Déversoir », rencontre avec Angela Laurier

Souvent, les histoires familiales, personnelles entrent en résonnance avec les parcours artistiques des créateurs et façonnent leurs œuvres. De ce point de vue le travail d’Angela Laurier est très éclairant, c’est aussi un parcours de femme et de créatrice.

En présence de professionnels de la thérapie familiale et de membres de l’association « H/F Normandie » qui milite pour l’égalité homme/femme dans la culture.hf logo

 

Mercredi 6 juin à 17h30 à la Halle aux Toiles rencontre avec Joël Kérouanton pour la sortie de son livre « ça déchire à Rouen » aux Edition du Champ social, cette rencontre sera animée par Dominique Panchèvre directeur de l’Agence Régionale du Livre de Haute Normandie.

 

Mercredi 6 juin salle Louis Jouvet à l’issue du spectacle « Chez les fous », rencontre avec Fabrice Dubusset, metteur en scène.

Comment les médias nous parlent de la folie aujourd’hui

 

Jeudi 7 juin  à 18h00 à la librairie l’Armitière : rencontre avec Hugo Paviot auteur et metteur en scène du spectacle « Les culs de plomb »

 

Jeudi 7 juin à la Chapelle Saint Louis à l’issue du spectacle « Pharmakon », rencontre avec Menka Nagrani et les actrices et acteurs de la compagnie Des pieds et des mains.

Comment ces spectacles différents, singuliers sont produits au Québec, y a-t-il un réseau pour leur diffusion, festivals ou autres. En présence de Nicolas Roméas directeur de la revue Cassandre/HorschampLogo Cassandre-Horschamp fond-blanc-red800 revue qui porte depuis 1995 les valeurs d’un art en prise avec la société dans la lignée des combats de l’après-guerre, fait avancer les idées et lutte contre l’endogamie. Son travail est celui d’une «nouvelle critique» qui ne se contente pas de juger l’«objet», mais appréhende le geste de l’art en prenant en compte la relation à l’histoire, aux populations et aux lieux.

 

 

Vendredi 8 juin à 17h30 Soirée en partenariat avec le Département de Seine Maritime (Directions de la citoyenneté et la culture) – Salle des conférences du Département de Seine Maritime (entrée rue Saint Sever)

Projection du film documentaire « Un monde sans fous » de Philippe Borrel (durée 67’)

Débats en présence d’invités et de l’équipe du spectacle « HP BLUES »

Entrée libre sur invitation

Renseignements et réservation à partir du 30 mai 02 35 63 82 16 ou art.et.dechirure@gmail.com

 

Cette année encore les expositions d’arts plastiques mêleront de nouveaux artistes découverts par Joël. Des créateurs peu ou mal connus, issus de tout milieu le plus souvent étranger à toute formation artistique, hors des circuits commerciaux et indemnes des conditionnements culturels, des créateurs inspirés proches de l’art brut et des arts populaires. Nous pouvons citer Francis Marshall dont personne n’a oublié la superbe exposition que nous lui avions consacré en 1996 ce sera pour nous l’occasion de mesurer l’évolution de son travail. Cette année on peut remarquer que nombre d’artistes étrangers font leur entrée au festival, Annie Kurkdjian du Liban, Dominique Renard de Belgique, Carla Quaglia du Mexique… Comme toujours, les oeuvres seront installées à la Halle aux Toiles, à l’Hôtel de Région où seront exposées les oeuvres du CATTP de Yerres, à la Chapelle Saint Julien de Petit Quevilly où nous pourrons découvrir l’oeuvre bouleversante de Inès Lopez Sanchez Mathély et à l’Espace culturel François Mitterrand de Canteleu où seront présentées les photos de Florence Brochoire.

Tous les artistes ne sont pas présentés ci dessous, nous vous invitons à venir les découvrir dans nos 3 expositions:

– Halle aux Toiles de Rouen place de la Basse Vieille Tour du 30 mai au 10 juin de 10h à 19h tous les jours (les vendredis 21 de 10h à 22h) Tarif 3€  Tarif réduit 1,50€

– Chapelle saint Julien à Petit Quevilly : Ines Lopez Sanchez Mathély du 30 mai au 10 juin de 14h à 18h tous les jours entrée libre

– Hôtel de Région 5 rue Robert Schuman Rouen :  du au 30 mai au 10 juin de 10h à 18h tous   les jours entrée libre

– Espace Culturel François Mitterrand (Canteleu) : Florence Brochoire du 30 mai au 10 juin entrée libre

 

– Renseignement concernant les expositions : Joël Delaunay 02 32 95 11 78 ou art.et.dechirure@gmail.com

 

HALLE AUX TOILES
Nicole Bayle

 

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Le temps recensé

 

Elle vit avec sa sœur dans une maisonnette à Dieppe. Sans téléphone portable et sans internet, elle écrit des lettres. C’est ainsi que La Halle Saint Pierre, le Musée de la Poste, celui de l’Érotisme et… Artension, se sont intéressés à son œuvre. D’autres artistes peignent, découpent, collent, tricotent ou écrivent comme elle. Nicole suit cependant une implacable logique personnelle qui ponctue le rythme de ses journées, comme une horloge à images, comme un cœur palpitant. Sur son tricot formidable, une iconographie colorée apparait. Des synthèses, des réminiscences archétypales, figures fabuleuses évoquant les religions du monde. « Je suis faite de la même matière que le rêve » dit-elle. Ses personnages stylisés, ses animaux et oiseaux, tombent entre les points comme des étoiles dans le cosmos, comme des hasards correspondant à une réalité parallèle. Car elle ne travaille pas avec un projet conçu à l’avance, ni comme en couture avec un patron. « Quand je travaille, je m’installe dans une autre dimension ». Le temps engendre l’œuvre et l’œuvre lui renvoie la balle…partie de tennis abstraite et essentielle. Le destin y est inscrit, tissé, noté tout comme la vie propre de Nicole, dans ce jeu où le hasard et les coïncidences font surface dans l’œuvre. « J’ai l’impression en évacuant de mon esprit ces formes étranges, de commettre un acte aussi important, aussi nécessaire que boire, manger ou dormir ». Volonté créative pugnace… « Je tricote uniquement le soir devant la télé, entre sept et onze heures, à raison de quatre à cinq rangs par jour. J’arrêterai à ma mort ». L’œuvre de cette artiste singulière recense, sauve, retrouve le temps, dans l’urgence d’un quotidien qui l’ennuie. Chaque 13 juillet, Nicole déploie son tricot sur les galets de Dieppe, face à la mer. C’est le seul endroit où, une fois par an, elle peut le voir en entier.

 

Nicole Bayle

Par Iléana Cornea

 

 

 

Pierre Amourette

 

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Il y a 12 ans Béatrice Soulié (galeriste à Paris) m’a proposé d’exposer mon travail. J’ai accepté pour une fois, puis…il y a eu une suite. j’ai appris à utiliser la terre en autodidacte.
En ce moment, je suis intéressé par les émaux à la cendre. Avec un copain, on a construit un four à bois qui monte à 1300° et je cuis également au gaz. Je travaille aussi sur les inclusions d’ardoise  dans la porcelaine. J’aime bien, dans les pièces que je suis amené à réaliser, proposer des histoires ambivalentes où chacun peut construire sa propre lecture. Si cela est vrai, j’aime bien l’idée que mon travail participe de l’histoire universelle de la poterie. Pour ce faire, je me nourris des images du passé et du présent. J’espère que mon travail suscitera chez l’observateur de l’émotion.

 

Angélik Barré

 

PRINCESSE

 

« Glauque », « joli », « surprenant », « bizarre », « particulier », « marrant », « surréaliste », « vulgaire », pas mal d’adjectifs ont été utilisés pour qualifier mon travail. Ils révèlent tout à fait ce que je cherche à montrer à travers mes toiles : une opposition entre un visuel « joli » et un texte « glauque ». Mes toiles jouent sur les mots, font du second degré, mélangent réalisme et illustrations, utilisent la couleur tout comme le noir et blanc, se composent dans un joyeux bordel organisé où tout s’entrecroise, se superpose, s’oppose de manière à ce que chacun y fasse son interprétation. Mon processus de travail est simple : j’observe, j’écoute; le quotidien m’inspire quelques mots que je griffonne sur mon calepin et après j’improvise à même la toile. Je travaille à l’intuition, je me laisse guider par mes pinceaux au grès de mon humeur. Pour ce qui est de la technique, tout est peint et j’y tiens! Pour les visages réalistes je redessine des photos trouvées ici et là : des inconnus, des amis, la famille et si je ne trouve pas l’expression ou l’angle qui me convient je prends mon miroir et fait mes grimaces…, pour les illustrations, pas de modèles, juste un miroir pour les expressions et quelques mise en situation pour les postures. Autant vous dire que mes toiles sont très personnelles, vous y rencontrerez ma grand- mère, mon neveu, le fils d’une amie, moi… et vous y lirez une partie de mon quotidien. Mais ne vous attendez pas lire en moi comme dans une toile accrochée; l’ambiguïté, les différents niveaux de lecture et les sous-entendus restent mes maîtres-mots. Petite mes crayons ont été mon moyen d’expression favori pour me faire comprendre, pour me défouler, pour évacuer, devenue adulte rien n’a changé.

AngéliK Barré

172 rue des 7 mares

27160 sainte marguerite de l’autel

 

 

 

arimage

 

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L’association arimage organise avec le soutien du Centre Hospitalier Sud Francilien des manifestations à partir du travail réalisé dans des ateliers de pratique artistique conduits par des artistes au sein de deux secteurs de psychiatrie à Corbeil-Essonnes et Vigneux-sur Seine.  arimage*  fêtera cette année à la fois les 20 ans de sa création  et  aussi  de sa première participation au festival Art et Déchirure en 1992. Les productions présentées sont  issues de deux ateliers de peinture.

Le premier atelier est animé par Sabine Stellittano à la Maison des Jeunes et de la Culture Fernand-Léger à Corbeil-Essonnes et présente un travail autour du thème du portrait : Si le tableau est l’objectif à atteindre, comme pour le randonneur l’est le sommet de la montagne,  c’est bien la marche, la « démarche », les choix, les poses qui nous conduisent au « belvédère ». Cette randonnée picturale se passe dans un atelier partagé dans la convivialité, une promenade ensemble, les tableaux ont donc aussi une histoire commune. Voilà pourquoi ils sont exposés les uns près des autres, dans un échange silencieux.

Le second atelier est animé par Vonie Blauwart au CATTP de  Vigneux-sur-Seine et travaille lui sur le thème de la nature : Images rapportées de stages, de sorties en forêt, de moments volés en balade ou simplement du jardin entourant l’atelier. Chaque élève initié à différentes techniques choisit celle où il se sent le mieux à l’aise et le format adapté à sa vision, rien n’est imposé, la liberté surtout ! Vonie Blauwart a poussé ses élèves vers une expression instinctive, rapide, nerveuse, ne pas se perdre dans les détails, viser l’essentiel. Il s’agit d’un faire ensemble où soignants et soignés partagent une même expérience avec ses pointes de butée, ses moments d’humour et ses traversées heureuses. Belle surprise quand les personnalités émergent et se précisent enfin.

 

 

 

ART MANIAK

 

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Les techniques Changent, et on peut parler de la peinture en faisant une sorte d’histoire des techniques de la peinture. Mais ce qui fait la peinture et qui est toujours la même chose, le sujet de la peinture, ça, on ne peut pas l’expliquer, cela me semble impossible.

Francis Bacon.

Entretiens avec Michel Archimbaud.

 

 

 

Alain 

 

autoportrait

 

« En venant au Chantier (atelier d’arts plastiques du Centre Hospitalier du Rouvray), je trouve du réconfort auprès des gens que je côtoie.

Le fait de peindre, de rencontrer des personnes ayant la même passion que moi, m’aide à surmonter ma maladie.

Quand je peins, j’extériorise la souffrance que je ressens. Mes aquarelles sont des portraits d’amis, autoportraits, montrant des expressions différentes de joie,

de tristesse, … « .

 

 

 

François Bidaud

 

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L’homme qui soude accorde les éléments. Par ce geste, celui-là relie l’humanité car toute soudure est un acte de générosité pour rassembler les débris et les richesses du monde. Unir les formes à jamais équivaut à hurler contre la solitude et les vaines prétentions individuelles. Quand François Bidaud soude, il sait que par ce geste il réalise la métaphore de l’acte social d’excellence. Si la complexité de ses assemblages prouve la difficulté d’un tel sacerdoce, la couleur en dissipe l’effort car la pudeur l’oblige.

C’est bien que l’on rit et que l’on s’amuse de cet univers charmant avec ces valses d’enfants et ces corps enlacés, mais il fit aussi Gaza et ses danses macabres car l’art est le livre où s’écrit l’entier du monde. L’alentour où l’on essaie de se mouvoir parcourt mille traverses, soyons-lui en gré de ne pas l’oublier… Et de ne pas nous en asséner que les torrents de pleurs.

 

 

 

Carla Quaglia

 

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Situé à San Cristobal de Las Casas au cœur de Los Altos du Chiapas au Mexique, l’atelier « Obras de Sobras » vous propose de partager une autre vision du recyclage des ordures.

Parce que les ordures ne disparaissent pas par enchantement et encore moins dans notre Etat du Chiapas, en tant que citoyens du monde nous avons le devoir de le protéger. Prendre conscience et faire prendre conscience aux autres que le recyclage n’est pas une mode mais une nécessité : voici l’objectif de Obras de Sobras.

Découvrez avec Carla en plein centre-ville de San Cristobal ou au sein même des communautés indiennes avec qui elle travaille en permanence comment faire de nos ordures des créations originales et UTILES !

 

 

 

 

  Véronique Leprévost

 

Oeuvre de V.Leprévost

 

« Ma démarche artistique met en scène la Femme : sa beauté, ses désirs, ses mystères, ses fantasmes… La Femme et son univers, un regard subjectif sur sa réalité intérieure, ses forces et ses faiblesses, sur ce qui l’habite et la sublime. Une femme parmi les autres, d’un certain point de vue son universalité. « C’est ici la case sacrée où cette fille très parée, tranquille et toujours préparée » de Charles Beaudelaire Les Fleurs du Mal.

 

 

 

 

 Christelle Marais

 

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J’ai laissé mes baigneuses, inconscientes et légères se rouler dans les vagues au pied de la falaise, et se livrer, avec le plus grand sérieux, à leurs dérisoires jeux de plage.

Maillot mouillé au fond du sac, coup de soleil sur le nez, et paupières encore rougies de sel, j’ai remonté lentement le chemin vers le village.

Et, comme pour parer d’avance au regret des vacances , j’ai poussé la porte du bazar de la plage.

Là, dans la lumière poussiéreuse et dorée de la fin août, j’ai découvert un fabuleux fourbi : coquillages et crustacés, sirènes et matelots, petites saintes maritimes destinées à garder les marins du naufrage, boîtes à trésor, mouettes empaillées, nageuses en maillots rayés, cabines de plage en éponge…

Tous, objets émouvants dans leur vaine mais jolie tentative de mettre en boîte l’écume et le varech, le cri des mouettes et l’odeur de l’iode, les terribles légendes et les merveilleux souvenirs.

Et pour moi, l’illusion de rendre plus doux le retour, en glissant au fond des valises, ces éclats ternis de mer et d’enfance.

 

 

 

 

Claire Léze Schmite

 

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Mes sculptures ont pris naissance lors de mes promenades en forêt,celles automnales et flamboyantes, lorsque l’été se meurt. Morceaux de bois offerts sur les bords des chemins. Puis, dans l’âpreté des journées hivernales, lorsque les branches décharnées,  offrent leur nudité à la main tendue. Au bord de la mer également, lorsque le bois, après un long voyage vient se poser sous mes pas ensablés. La ville m’a également offert ses cadeaux abandonnés, boîtes en métal livrés à la pluie, patinées, polies, fils de fer déposés en bouquets incongrus,tôle émouvante,morceaux de caoutchouc endormis au creux d’un pneu inutile . Tous ces matériaux inanimés ne demandent qu’à reprendre vie, et dans la passion de mon atelier, je me laisse emporter par leur douce présence . Mes mains trouvent le chemin vers mes thèmes de prédilection, le corps dans toutes ses expressions: abandon, volupté, douceur, féminité. Le couple, dans ses étreintes amoureuses, parfois douloureuses. Mes sculptures reflètent ce que je capte de la vie, bonheurs et tourments. Intensité d’une pause, insouciance du pli d’une robe haute-couture, concentration du lecteur attentif…Ces postures volées aux mille petits instants de l’existence nourrissent mon travail. Il est  la rencontre entre mon propre regard sur le monde et ce que j’ai de plus secret, mes émotions.

Fabien Chevrier

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« Les portraits de Fabien Chevrier nous regardent avec une insistance et une intensité telles, qu’il n’en faudrait guère davantage, pour que nous baissions les yeux. Ces visages flottent dans l’ombre, parce qu’ils sont issus de notre fond d’obscurité ».

J’expose depuis 2003 régulièrement, je mène en parallèle un travail d’écriture sur mon site, ainsi que des performances expérimentales mêlant son et peinture….La performance artistique est devenue depuis quelques années une respiration essentielle à ma pratique artistique, c’est une voie qui s’est ouverte à moi , une sorte de tentative de récupération d’une liberté primitive présente en chacun de nous, elle se nourrie des expériences du Buto  japonais où se mêlent  l’imagerie grotesque, les sujets tabous, les environnements absurdes et extrêmes. La performance en ce sens s’approche des vieilles transes chamaniques ; c’est une  sorte de pont ou  d’état limite entre l’environnement social et moi-même. A  cet endroit la peinture devient une mise en danger du corps tant l’énergie et la violence se concentrent  en un même moment. L’expérience de la performance vise à rendre mon esprit le plus fort possible. Mes idées et mes sens tous les jours bâillonnés  par le lien social qui les  conditionne ,  sont des brigands qui ont dérobé mon esprit originel. La performance entend récupérer mon état initial…..L’immense chance de ma vie a été de rencontrer la peinture, qui ne me quitte jamais, c’est mon unique obsession, elle hante ma vie comme le font les vieux fantômes qui hantent nos mémoires….

 

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Fabien Chevrier réalisera une performance le samedi 2 juin de 15h à  17h devant  la Halle aux Toiles

Florence Gratien

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Des souvenirs d’enfant affolé  » mon Dieu faites que papa ne rentre pas », d’adolescente énamourée « mon Dieu faites que CE garçon me regarde », de parent excédé « mon Dieu faites qu’il ait son Bac », les VOEUX PIEUX sont ceux qui nous faisaient croire qu’en faisant semblant de fouiller dans notre cartable le prof nous oublierait et interrogerait plutôt notre voisin ou qu’en croquant des mentos notre mère ne sentirait pas qu’on avait fumé..Voeux pieux universels, religieux, naïfs, égoïstes, politiques, thérapeutiques,  voeux de bazar, voeux des pauvres, voeux des vivants pour les morts et SAINTS PATRONS, papas et mamans géants et tout puissants qui nous protègent et nous guérissent, chamanes de Normandie ou de Bretagne, je suis assise et je regarde, je dessine le visible et l’invisible.

 

Florence Gratien

 

 

 

Francis Marshall

 

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LE PAVILLON DES ORPHELINES

Jusqu’en 1989, il y eut beaucoup de bourrages, dont les Aventures de Mauricette, conservées religieusement à la Fabuloserie Bourbonnais, puis lapeinture est arrivée confidentiellement, enfermée dans des placards. Et puis les placards se sont entrouverts pour mieux montrer les peintures. D’abord des paysages, sur des morceaux de contreplaqué peints avec les peintures de chez Leroy Merlin et fortement encadrés avec des textes et des titres. Quelques personnages sont venus animer le paysage (L’enfant à la jupe écossaise à l’air triste, Le monsieur bien coiffé à l’air sévère). Ils jouent, comme au cinéma, des images de films jamais tournés : Collège du Rosaire, Les jours heureux, Le pavillon des orphelines…

2010. Le temps était venu de tout rassembler. Après l’entrée ouest, voici la porte sud du Château de la solitude. Elle est composée de plusieurs morceaux d’époques différentes (comme dans tous les chateaux). Des bourrages, très usés par le temps et les intempéries, se mêlent à des peintures fraichement peintes, pendant qu’une voix ferrée s’enfonce dans l’obscurité. Un peu plus loin, on découvrira le Pavillon des orphelines « princesse Eudoxie », avec son directeur et son unique pensionnaire à la beauté du diable.

 

 

Chong Ran Park

 

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Minimania

 

Petit jardin

Petit oiseau

Petite maison

Petit chat

Petit crayon

Petit pinceau

Petite table

Petite chaussure

Petit objet

Petit papier

Petit bol

Petit tableau

Je suis minimaniaque.

 

 

Jean Michel Chesné

 

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Né à Paris en 1959, Jean-Michel Chesné dessine et peint depuis bientôt 30 ans ; c’est en effet au début des années 80 qu’il se passionne pour l’art mais sa visite au Palais Idéal du Facteur Cheval à Hauterives en 1992 sera un véritable choc qui orientera définitivement son goût vers l’Art Brut et aura une incidence radicale sur son travail à tel point qu’en 1997, il entame la construction d’une grotte-chapelle recouverte de mosaïques au fond de son jardin qui fait régulièrement l’objet d’articles dans la presse.

C’est un autodidacte à la recherche de techniques nouvelles et de matières au service de créations de tout ordre. Il fonctionne par séries afin d’exploiter au maximum ses nouvelles idées et passer ensuite à autre chose. C’est ainsi que l’on peut voir dans l’ensemble de son œuvre des dessins anthropomorphes à l’encre ou à la craie, des fantaisies colorées aux crayons de couleur, mais aussi des têtes en céramique ou des sculptures en plastique fondu. Un grand écart entre les thèmes et les techniques qu’il assume pleinement tout en conservant un style très personnel. Son principal moteur étant l’imaginaire, cet artiste ne peut se cantonner au cadre restreint de la toile ou de la feuille de papier.

   Récemment, son travail a pris une tournure particulière. Il s’agit de dessins qu’il appelle lui-même «dentelles»  à l’encre blanche, où l’on retrouve des animaux ou des êtres hybrides issus d’un imaginaire fantastique ; Des silhouettes d’où émane une vibration, une tension dynamique entre le noir et le blanc ; le contour très découpé, sinueux en même temps, montre des personnages parfois en mouvement, évoquant la gestuelle du danseur ; l’intérieur organique ne contrariant pas la grâce de l’ensemble. On y retrouve également des constructions totémiques complexes alliant le païen et le sacré.

Un peuple  fantasmagorique, créatures inquiétantes et séduisantes à la fois, émergeant du plus profond de lui-même, dans cet état particulier entre concentration et rêverie. Les dessins de Jean-Michel Chesné peuvent rappeler certaines peintures tribales de l’Inde par leur technique, mais aussi les génies de la mythologie japonaise ou chinoise, même s’ils sont en fin de compte, irréductibles à toute référence, sauf celle, intime, de l’artiste.

Impliqué et actif dans le monde de l’art Brut, on peut également retrouver ses textes dans les revues consacrées à cette forme d’art (Raw vision, Création franche,  Zon’Art etc.).

Collaboration à la revue Gazogène depuis 10 ans.

Témoignage dans le catalogue de l’exposition Chomo – Halle Saint-Pierre 2010

 

 

Annie Kurkdjian

 

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Ma peinture est figurative et axee essentiellement sur le personnage humain. J’utilise l’acrylique et le pastel et mon support c’est la toile ou le carton.

Je peins des hommes et des femmes ,dans des situations penibles ,faisant face a des mechantes surprises et luttant pour pouvoir s’adapter a des conditions inadaptables.

Ce sont des creatures qui veulent se depasser, qui cherchent le salut, mais qui sont bloquees chacune dans son piege.  

Alors, dans ce prison etroit, on tatonne pour trouver l’issu. On tatonne son propre corps, ou le corps de l’autre, qui peut etre un humain , un animal ou une chose. On explore par le bout du doigt, une plaie, une dechirure, et c’est deja le debut d’une identite , une ouverture vers la delivrance.

Mais parfois cette quete vers l’absolu echoue et le chemin s’aliene; le monstrueux se dessine avec son visage bizarre et terrifiant.

Les personnages que je peins ont un caractere enfantin; ils sont immatures , boulimiques, obeses et fragiles. Les extremites des membres sont souvent minuscules relativement au reste du corps qui est parfois immense.

Cela rend l’equilibre fragile et cree devant le personnage une necessite de s’assoir, de se coucher, de voler, de nager ou de grimper sur le dos de quelqu’un de plus solide.

J’aime utiliser la peinture d’une maniere lisse et j’aime les grandes surfaces vides dans une toile, comme Bacon. J’ai tendance a elaborer les lignes pour les rendre nettes et precises.Pour moi, une surface extremement calme et silencieuse est le meilleur miroir pour refleter le terriblement ambigu qui reside dans les profondeurs .

 

 

 

GEM 76

 

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Le Groupe d’Entraide Mutuelle ARC EN GEM 76 (Association loi 1901) est un lieu d’accueil ouvert tous les jours aux personnes en souffrance psychique. Le GEM développe l’entraide et la solidarité entre les adhérents en s’appuyant sur les loisirs. Son atelier Arts Plastiques, animé par Pascal Carrier, fonctionne depuis avril 2008. Il s’appuie sur la convivialité et l’entraide pour permettre à chacun de s’exprimer en fonction de ses envies et de ses choix esthétiques. Ainsi, en 2011, le groupe constitué fait le choix de s’orienter sur le dessin plus précisément sur un travail autour de la BD. Le groupe est très hétérogène puisque certaines personnes sont novices alors que d’autres sont plus expérimentées. La pédagogie de cet atelier hebdomadaire est de valoriser chacun afin qu’il soit fier de ses progrès et de ses travaux. Dans cette optique, l’approche des techniques artistiques se fait au travers du ludique : jeux avec les lumières, les couleurs, les matières… Ainsi chacun peut  évoluer, expérimenter et trouver sa voie…

 

 

 

Sandrine Lepelletier

 

 

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Levi-Strauss nous raconte que chez les Yurukarés, une peuplade qui vivait aux pieds des Andes, les femmes –seules autorisées à faire de la poterie- travaillaient à l’abri des regards sous une hutte, dans un complet silence, « convaincues que si elle disait un seul mot leurs pots se fendraient à la cuisson. »

 

Sandrine Lepelletier, elle, vit à Rouen en 2012, et non pas il y a trois siècles dans la forêt vierge.  Mais, on l’imagine volontiers dans le silence de son atelier, retrouver la solennité des femmes Yurukarés travaillant l’argile. Aujourd’hui encore donner forme et visages à des créatures, fixer leur âme dans le feu de la cuisson, sont des opérations magiques qui en appellent aux 4 éléments : terre, feu, eau et air. Un contact direct avec la nature –spécialement à travers la technique du « raku » qu’utilise Sandrine- qui télescope les époques et les continents et rejoue à chaque fois le geste du démiurge fabriquant ses créatures.

 

Intensité de l’expression, clarté de la structure, simplicité de la technique : les œuvres de Sandrine sont des créatures : les yeux et les bouches percent des visages et ameutent le cirque des affects : la surprise, l’angoisse, la colère,  les cris…  Toute une violence qui s’exprime, immédiatement contenue et neutralisée par le tronc de terre qui soutient l’ensemble. Bref des œuvres qui s’approprient les souffrances humaines. La céramique, art-thérapie ?  Bien sûr, car on reprend des forces dans ce rapport direct à la fabrication, à la terre ; mais passées par l’épreuve du feu, les créatures s’animent, s’émancipent et entreprennent, selon la formule d’Artaud, de « guérir la vie ». 

 

Guillaume Goujet   

 

 

Lili Tonnemans

 

 

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REVOLUTION

Que ce mot est plein de sens,dans ce cas précis.La dictature d’un seul homme contre son propre peuple,
et l’horreur la plus insupportable à voir et à subir.Je sens en moi comme un devoir d’humanité envers cette
souffrance inutile et injuste . Toutes les hommes du monde devraient ce soulever contre cette minorité de
primate.Qui pense que la terre et son peuple ne sont que des pions? La liberté devrait être notre culture.
Ce que je peints c’est leurs victoires dans leurs souffrance. » La terre à ses failles,mais je ne tomberai pas dedans. »

 

 

Marc Defolny

 

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J’ai commencé à peindre il y a trente ans .Suite à des périodes sans emploi, connaissant des relations aux Beaux-Arts de Rouen, bon sujet en art plastique durant ma scolarité je me suis intéressé de plus prêt à la peinture. La Grèce classique, Renaissance Française et Italienne, les Flamands, les peintres Anglais et Allemands du 19 ème, l’art contemporain. Participation  aux cours du soir de l’Aître Saint Maclou avec  Monsieur de Montauban Chapuis professeur, école de dessin.

 

 

 

Marie Françoise Valois

 

 

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Poupées silencieuses est une série de tableaux dont la finalité est l’expression des blessures de l’enfance de Marie,Françoise Valois.

L’hypocrisie des tabous d’une société du silence, la culpabilisation du péché transmise par une éducation religieuse stricte la maintenait dans un  carcan . Face aux évènements qu’elle vécut, il ne pouvait se produire en elle qu’une déchirure, écartelée qu’elle était entre son besoin de vérité et ce silence imposé. Dans ses tableaux elle utilise des poupées anciennes bléssées par le temps et des objets du passé témoins de la vie quotidienne ou chargés de symbole . La mort souvent présente , nous rappelle que si tout est vanité, ces blessures de l’enfance nous accompagnent toute notre vie .

RG Paris 211

 

 

Mario Chichorro

 

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Mario Chichorro serait plutôt un conteur dont les anagrammes,contrepéteries et autres calembours purement visuels s’enchaînent, formant un discours de mots-images presque toujours bifrons, qui s’entassent et s’interpénètrent, en toute ambivalence, pour exprimer le flot d’une pensée quasi inépuisable. C’est aussi un contestataire. Artiste roman égaré en ce siècle, un peu comme Brassens avait un pied dans le Moyen Age, il appartient à la famille de ceux que l’on aimerait appeler des « médiévaux contemporains » …

 

Laurent Danchin

 

 

Martine Mangard

 

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L’art de bien hériter.  Dans l’armoire du grenier,chez mes grands-parents,dormaient ce que je croyais être des trésors: chapeaux et vêtements de cérémonie précieusement pliés,corsets rose-bonbon,bribes de dentelle,menus objets cassés,bimbeloterie et breloques de fond de tiroir..un vrai ravissement!je déballais en secret ces choses oubliées et les désirais de toute mon âme d’enfant sage.Par la suite ,d’autres qui ne virent pas là un trésor, jetèrent l’ensemble aux ordures.Clic-clac et voilà bon débarras!Qu’à cela ne tienne!à présent je m’invente à mon aise un héritage;je recrée,dans l’esprit d’un cabinet de curiosités,des objets ayant appartenu  à des familles fictives et rocambolesques:épingles à chapeau pour de jolies tantes cruelles,bague à mécanisme d’un vieux dandy,trophées bidons et autres étrangetés.Et parallèlement je continue à mettre en scène d’autres histoires dans des écrins-boites.

 

 

Martine Serrano

 

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Martine Serrano est née en Afrique du nord de père espagnol et de mère lorraine. Son enfance dans les paysages africains a été bercée de mythologie, de contes, de légendes . Après des études scientifiques et la construction d’un voilier en acier avec son compagnon, elle part pour le Brésil. De retour en France, la  sculpture s’impose  comme moyen d’expression.  Alliant le sensuel au spirituel, elle invite chacun à se retrouver dans son univers intérieur car comme l’a dit Montaigne « quand je vous parle de moi, je vous parle de vous » . A partir de matériaux récoltés en bord de mer, par assemblage et modelage, elle crée des sculptures et des masques , indépendamment des normes, des règles et des modes elle est à la recherche d’une expression poétique
Afin de m’affranchir du langage. Et par le biais de différentes cosmogonies (chrétienne, brésilienne, grecque) ou de récit mythologiques ( don quichotte), parler du monde d’aujourd’hui, créer des liens avec les différentes civilisations.

 

 

Michel Gouteux

 

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Un jour de pluie, en vacances, il y a maintenant plus de 35 ans, je suis entré par hasard dans un musée d’art naïf. L’émotion m’a submergé. Depuis je peins sans rien avoir appris.

Il faut dire qu’à l’époque l’art naïf ne s’était pas encore transformé pour des raisons commerciales en art niais. Les artistes exposés avaient tous mis leur cœur à nu. Moi, j’ai plutôt tendance à dévoiler ma part d’ombre, histoire sans doute, de tenter de l’apprivoiser à travers ma peinture. Et que ceux qui n’ont pas cette part d’ombre en eux lèvent le bras pour me jeter la première pierre.

Les soi-disant naïfs me jugent un peu trop pervers, les autres peintres méprisent le plus souvent les naïfs. Je n’ai de place nulle part, ce qui m’empêche de stationner. Et si mes tableaux ne sont pas à vendre, c’est que cela m’évite de m’interroger sur leur valeur et par voie de conséquence sur la mienne. Pour un dilettante narcissique c’est mieux !

 

 

Micheline Jacques

 

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Micheline JACQUES, née à Gand (1933). Créatrice d’une oeuvre  importante et variée de sculptures textiles (tissu de nylon, teint,  noué, cousu, monté sur support de mousse) et dessins. Nombreuses  expositions personnelles (Bruxelles, Genève, Dijon, Beaune, Rouen,etc..)  Suivant le principe de la « série » qui est une des caractéristiques  de mon travail, cette oeuvre est composées de 15 personnages assis,  formant un tout. Evoquant des civilisations anciennes, disparues, ou  imaginaires, l’ensemble joue sur différentes gammes de couleurs,  d’attitudes, decoiffures et de costumes. Les sièges aux allures d’apparat sont des trônes aux dossiers travaillés. Chacun des  personnages se veut imprégné d’un grand pouvoir de méditation :  savoir ou sagesse. C’est pourquoi je les ai nommés « LES SAGES ».  
Suivant la technique que j’ai développée dans l’ensemble de mon  travail artistique, il s’agit de sculptures textiles : voiles et  tissus de nylon teints par moi- même, cousus et fixés sur une  ossature en mousse.

 

 

 

Nicole Baillehache

 

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Corps tatoués

je travaille le modelage, la céramique, le raku, le raku/photo depuis une trentaine d’années, à Rouen, exposant régulièrement dans la région  (Ces dernières années: avec Art des Rives, La Linerie, Expo 8 mars/8 femmes à la Région, à la mairie de Rouen, L’écho du Robec, expo d’atelier…)

 Des thèmes récurant s’installent dans mon travail , je puise mes inspirations à travers mes voyages géographiques et intérieurs … Le  sable, les empreintes, l’estampage, les écritures imaginaires, les  personnages silencieux, femmes de terre, enfants accroupis… de ces éléments, mon  univers, petit à petit s’ organise  et s’enracine ….

  Des lieux, plus que d’autres inspirent… Un récent voyage aux iles Marquises et ce superbe tableau  de Gauguin « Te faaturuma » vu à Londres… Clin d’œil  à Tehura , cette jeune polynésienne de 13 ans que Gauguin pris pour femme … (?)

Mon personnage de terre s’inspire de cette jeune fille… Les tatouages s’imposent alors sur son corps… Aux Marquises, ces dessins, ces graphisme surgissent de si loin …ils sont identitaires , provocateurs, ceux qui les portent fiers de leurs origines, de leur histoire si lointaine, à la fois oubliée et à fleur de peau….   

Sophie Degano

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Mon inspiration est humaine, existentielle. Je fouille dans les couches et sous couches archaïques et primitives de l’être. Le corps est réceptacle des émotions. Des mémoires ancestrales, des liens se forment qui l’enchaînent, le pétrifient, le modifient, l’abîment.  Il devient alors muraille, éponge, bloc imprenable, malade. Dans chacuns de ses recoins de peau, de muscles, on prend soin d’enterrer ces émotions, ces souvenirs, ces hantises. De là, je creuse à travers ma peinture et mes dessins, pour faire ressurgir les stigmates, les peurs, les états d’âme. Les mettre à nu pour s’en libérer et extraire les bleus de l’âme. Le thème de la femme en crucifixion est un sujet très présent dans ma peinture. La femme y symbolise la vie, elle donne la vie. La croix est symbole des différents chemins de vie. La crucifixion symbolise les liens, les attachements. La femme est renaissance ou au contraire avilissement de nos propres attachements. La femme est alors l’image universelle, qui représente l’homme face à son destin tragique.

 

 

OXO YUTZ

 

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CRAS !

Où il est question des « Frères Humains » de F.Villon, quand les vivants et les morts pédalent dans un ciel de fin du monde.

Où l’on pourrait évoquer la crudité insupportable des corps dépiautés, échos désespérés du Charnier des Innocents.

Où la pluie délave, où le soleil dessèche les corps et les noircit, où pies et  corbeaux cavent les yeux des suppliciés et nous jettent à la Figure Pitié et Absolution.

Cras ! Cras ! Demain ! Demain ! Le Corbaque- annonciateur, l’anthracite-emplumé  aux ailes de plomb,  l’avertisseur planant sur la pourriture en klaksonnant  ses stridences étranglées.

Où il est dit qu’il faut pourtant vivre ici et nulle part ailleurs.

Où le peintre, pour qui la « viande  n’est pas une chair morte » et pour qui « les boucheries sont comme des églises », se déguise en sale type et se dévoue pour tous les sales types que nous sommes.

Où la peinture tord les ciels et magnifie les sacrifices, exalte les supplices, balafre les paysages et, sur la voix sépia de Billie Holliday , putréfie d’ étranges fruits d’arbres bodybuildés.

Ici et nulle part ailleurs, des corps se balancent comme un reproche dans l’air lourd de sang soufré, vers le bas, vers la terre et le ruisseau, à la fois humaine et animale condition, comme condamnées à la lourdeur.

 

 

 

IZIAK

 

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La roue des âmes humaines et animales dans le chaos du monde…
Depuis toujours des images d’enfances, de soi ou d’ailleurs, des images de vies, des émotions …
Se glisser dans le fil du temps, ce grand manège qui tourne et vous emmène , comme un drôle de voyage….
Dans ce long parcours de vie, de création, les sources se découvrent, s’infiltrent, s’imposent, jaillissent, intarissables.
Au travers des lectures, des rencontres, des hasards, des replis sur soi, des abîmes intérieurs, dans un langage universel, raconter son histoire au milieu des autres, garder une trace.
Petit maillon humain d’une chaîne intemporelle, donner du sens à sa propre existence et en entrevoir la finitude dans un clin d’oeil au monde.

 

 

Dominique Renard

 

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Drôles de personnages :grandeur nature sculptés avec différents plastic de récupération ,mousse, tuyaux d’isolation, vieux habits…

drôles de têtes, drôles de gens :peintures ,huile, crayons gras, encre, aquarelle.

Je m’inspire de notre condition humaine, je mets en scène l’être humain dans ses aspects étonnants ou étranges.

Je triture, détourne la matière oubliée, par mon univers je ne vous parle pas du désespoir, ni du bonheur tout simple, j’interroge les blessures de la vie…

J’espère que nous poursuivrons nos rêves sourdement conscients du privilège de l’échange. MERCI…

 

 

 

 

Fabrice Fossé

 

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Fabrice Fossé ne tient pas compte de la réalité qui l’entoure, où tout est illusions, se servant de son esprit surréaliste qui lui ouvre les portes de la fantaisie et de l’imagination. Dans ce monde coloré aux accents psychédéliques de cartons virevoltent comme des enfants terribles.

 

 

Silvère Duguet

 

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Silvère a toujours eu un sens esthétique développé dès son plus jeune âge, même pour ses goûts vestimentaires très affirmés…Il a toujours dessiné petit, et cela a  continué, refusant d’apprendre à dessiner traditionnellement (avec des méthodes ou modèles) : c’est un autodidacte résolu. Après son accident de vie a l’apparition de sa maladie à l’adolescence -, il a toujours exprimé en écrivant des textes et en dessinant, deux modes d’expression qui lui permettent  « d’extérioriser » son mal être, sa souffrance, ses obsessions et ses manques (alcool et autres substances, amour, femmes…).D’ailleurs, quand il signe ses œuvres, soit il met son nom, soit rien du tout, soit il signe P.Q. Pourquoi P.Q ? Sa réponse est invariable : « parce que j’en ai ch… ! »Il n’y a rien à ajouter, tout est dit. Il est à souhaiter que son talent lui permette d’avoir une vie meilleure, des amis et le sorte de sa solitude.

 

 

Nicolas Cardon

 

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Artiste plasticien, c’est la sculpture qui constitue ma technique principale. 

Et ce sont les thèmes de l’humain, de l’animal, mais aussi du vieillissement, de la métamorphose et des hybrides qui me préoccupent depuis toujours. La matière première de mes créations, ce sont les matériaux de récupération que je récolte le long du littoral normand : bois flottés, métal, déchets plastiques, etc. Ils sont ensuite fixés sur différents supports tels que des poupées, des mannequins, ou encore des pièces de taxidermie chinées en vide-greniers. D’inspiration et d’apparence souvent fantastiques, mes petites créatures témoignent de la difficulté qu’il y a d’être humain – ou animal – de nos jours. Elles sont déglinguées, malmenées, mais ne sont en aucun cas des monstres…ou alors si peu. Ce qui est certain, c’est qu’elles font partie intégrante de mon univers et que, année après année, je continue à les mettre au monde et à les livrer en pâture aux regards sans plus trop me poser de questions. C’est ainsi, je suis le père d’une famille nombreuse, peut-être pas très belle à regarder mais, je l’espère, pleine d’humanité.

 

 

URAS

 

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L’atelier dessin de l’URAS a pour but de susciter auprès des résidents un intérêt à l’exécution d’un travail personnel, et de réveiller des émotions qui valorisent l’égo.
Créer une œuvre et la montrer, c’est un risque qu’il faut oser prendre. S’exprimer à travers la peinture, c’est reprendre tout doucement confiance en soi.
Nous avons décidé de vous présenter des travaux sur le cirque, thème qu’ils ont beaucoup apprécié.
C’est un sujet porteur de joie, d’insouciance et de rire dans lesquels le burlesque côtoie la poésie.
L’atelier, grâce à la peinture donne dignité et reconnaissance à ses hommes qui vivent dans l’ombre et que la vie n’a pas épargné.

 

 

 

CHAPELLE S AINT JULIEN

 

Ines Lopez Sanchez Mathély

 

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Défendre des valeurs humaines par le média des  Arts Plastiques- Exprimer les Maux de l’Humanité Solliciter les spectateurs de façon à déclencher chez eux un questionnement-Transmettre un héritage de mémoire-Inscrire ces sculptures dans un évènement public-Ces œuvres plastiques à taille humaine, qui seront installées en masse dans une mise en espace  ont été conçues avec des métaux soudés auxquels se sont rajoutées différentes techniques, destinées à donner l’aspect du métal rouillé et rongé permettant d’évoquer l’usure du temps et la souffrance endurée par les êtres humains .Les portraits représentent des entités imaginaires de différents horizons. Ils ont été réalisés sur un support de papier bulle.La transparence de ce matériau évoque le côté éphémère et fantomatique d’êtres disparus, ainsi que l’oxygène.L’oxygène évoqué par les bulles et l’asphyxie qui résultent du plastique que je fais fondre volontairement donne l’impression d’une marcescence. La marcescence, signifie l’état des feuilles sur les arbres qui évolue, change, en s’agrippant à l’arbre sans en tomber : les feuilles sont toujours là ; les peuples persécutés sont toujours là ; les Hommes défendant leurs idées sont toujours là, l’instinct de survie est  fort.Pour peindre ces visages, j’utilise des pigments, reliés à la terre, et qui contribuent à la dramatisation du sujet parce qu’ils expriment la crémation, la poussière, les restes humains.

 

 

 

 

 

Hôtel de Région Haute Normandie

 

 

Anne Duval

 

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Initié par Patricia Henin, infirmière et par le sculpteur Anne Deval il y a une dizaine d’années, l’atelier terre de l’association Val d’Yerres horizon s’est au fil du temps dirigé vers des productions collectives de grandes voire de très grande ampleur. Mettant à leur disposition, dès le départ, une très grosse argile réfractaire qui permet la mise en œuvre de grandes pièces,la même que j’utilise pour mes sculptures nous avons pu encourager ,les patients à se lancer dans des pièces importantes cette argile étant non gélive il est aisé de faire des grands pots pour l’extérieur,c’est ainsi qu’a commencé une production décorative pour le CATTP ,première approche d’un travail collectif .Comme sculpteur j’ai j’habitude de faire des grandes pièces (200cm en moyenne)  en terre par éléments qui s’emboîtent  et il m’était naturel d’encourager et d’entrainer  l’équipe dans cette voie, Nous nous sommes rendu compte que le travail collectif donnait à chacun une grande  liberté  d’expression  et une plus grande aisance vis-à-vis des questions techniques, comme si abandonnée au groupe la créativité de chacun pouvait se laisser aller sans arrière pensée. Au fil des années un nombre important de patients s’est intégré à l’atelier  et les totems gardent ainsi la trace de chacun. Nous avons créé une douzaine de grands totems de 180 à 250  cm de haut qui sont mis en place devant le CATTP de Yerres. Les thèmes en sont donnés à l’avance : plantes ; têtes, animaux etc., la forme générale aussi : carrée, ronde,  pyramidale et pour le reste on improvise, la réalisation de chaque totem prend à peu près 2 mois, ils sont cuit dans mon atelier.

 

 

Espace Culturel François Mitterrand (Canteleu)

 

Florence Brochoire

 

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Être singuliers

une exposition de Florence Brochoire / signatures

Regards croisés sur l’univers quotidien des patients

et des soignants de plusieurs structures psychiatriques

 

Le projet photographique de Florence Brochoire, «Etre singuliers» est axé autour de l’univers des patients mais aussi des soignants de trois structures psychiatriques de l’Eure qui participent au dispositif « Culture à l’hôpital ». Deux d’entre elles sont ouvertes et la troisième est une unité fermée au sein du Centre hospitalier spécialisé d’Evreux. Les équipes et les malades de ces établissements ont accepté de

participer à un jeu de miroirs sur le thème de l’identité et de l’individualité. Ils ont été photographiés indifféremment, sans que leur statut de patient ou de soignant ne soit spécifié, sous la forme d’un quadriptyque : un portrait en studio, un lieu, un objet et un moment ou un geste important. Ces prises de vues multiples invitent à découvrir plusieurs visages : celui de la représentation, celui des moments de vie quotidienne et celui de l’intime…

À ces portraits s’est ajouté un reportage, réalisé dans l’unité 2C de Navarre, un complément indispensable pour comprendre l’enfermement, le temps qui passe lentement et la tension palpable.

Tout au long de son travail, Florence