POUR RESERVER VOS SPECTACLES

 

Les tarifs des spectacles sont les suivants : 14€ plein tarif et 10€ tarif réduit pour les spectacles de la Chapelle Saint Louis ainsi que pour le spectacle « Gilles »  si la réservation a été effectuée auprès du festival (sinon c’est le tarif de la Scène nationale qui est appliqué)

Entrée libre pour « Cérémonie fastueuse dans un souterrain » à l’Atelier 231

Pour « Petit Pierre »  les prix de places sont ceux appliqués par l’Espace culturel de Canteleu

 

Si vous avez réservé vos places auprès du festival Art et Déchirure vous pourrez les retirer à l’accueil du festival à la Halle aux Toiles à partir du 20 mai ou à l’entrée de la salle de spectacle au plus tard une demi heure avant le début de la représentation.

 

Vous pouvez retenir vos places pour les spectacles soit par mail à l’adresse suivante : 

 

 art.et.dechirure@gmail.com

 

Soit dans les salles où sont présentés les spectacles :

 

 -Chapelle Saint Louis Rouen 02 35 98 45 05 et contact@chapellesaintlouis.com

 

 -Scène nationale Petit Quevilly / Mont Saint Aignan 02 35 03 29 78 et reservations@scenationale.fr

 

 -Espace François Mitterrand Canteleu 02 35 36 95 80

 

 -A l’accueil du festival Halle aux Toiles Rouen à partir du 19 mai sur place et par téléphone 02 35 36 05 17

 

 

 Une erreur s’est glissée dans la grille du programme « papier » !

 

Le spectacle « Gilles » sera présenté les mardi 25 et Mercredi 26 mai

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FESTIVAL ART ET DECHIRURE 2010 DU 19 AU 30 MAI 

 

12ème festival !! Ce nouveau rendez vous donnera une fois encore une large place aux arts plastiques, plus de 400 oeuvres exposées issues ds courants de l’art singulier, de l’art brut et de l’art contemporain, près de 40 artistes en marge de l’art “culturel”. Le visiteur est invité à laisser libre cours à son imagination, à libérer ses émotions face à cet art décalé, troublant, parfois déconcertant.

Tous les artistes ne sont pas présentés ci dessous, nous vous invitons à venir les découvrir dans nos 3 expositions:

– Halle aux Toiles de Rouen place de la Basse Vieille Tour du 20 au 30 mai de 10h à 19h tous les jours (vendredi 21 et 28 mai de 10h à 22h)

– Chapelle saint Julien à Petit Quevilly : Marie Rose Lortet du 20 au 30 mai de 14h à 18h tous les jours

– Hôtel de Région 5 rue Robert Schuman Rouen : Aymeric Dufay dit « DUIF » du 20 au 30 mai de 10h à 18h tous   les jours

– Renseignement concernant les expositions : Joël Delaunay 02 32 95 11 78 ou art.et.dechirure@laposte.net

 

 

 

CHAPELLE SAINT JULIEN – PETIT QUEVILLY

 

MARIE ROSE LORTET

 

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Sacrée Marie-Rose

Architectures de dentelles, masques et personnages tricotés : pour traduire son imaginaire foisonnant, Marie-Rose Lortet utilise les fils, tous les fils, qu’ils soient de laine, de coton, de lin… Et depuis ses débuts, elle défie les modes. « J’aime vos petits ouvrages tricotés », lui écrit Jean Dubuffet en février 1969, qui lui propose, en lui achetant des oeuvres, de l’intégrer dans sa collection d’art brut. Au milieu des années soixante-dix, les féministes américaines, en quête d’une culture spécifique aux femmes, se passionnent pour les travaux d’aiguille. Carole Hooberman, galeriste américaine de Detroit, remarque Marie-Rose et la recrute dans son écurie d’artistes. Dans les années quatre-vingt-dix, en plus de son statut d’ « art brutiste » et d’artiste féminine, Marie-Rose s’impose dans le champ de l’art textile contemporain. Deviendra-t-elle en 2010 une tenante de l’art religieux ? Car Art et déchirure lui offre la chapelle Saint-Julien comme lieu d’exposition. L’occasion pour conférer à ses masques, à l’instar de leurs pairs africains, un caractère sacré. L’occasion de présenter, comme le dit Marie-Rose, « des objets précieux mais iconoclastes » . Iconoclastes ? Historiquement, ils refusaient la représentation des images saintes. Cette doctrine fut condamnée par le concile de Nicée en 787. Encore un pied de nez de l’espiègle Marie-Rose qui, de surcroît, par cette transition du profane au sacré, prend l’histoire de l’art à rebours.

 

Hubert Legras

 

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HÔTEL DE REGION – ROUEN 

 

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Aymeric DUFAY dit « DIUF » (1974 – 2006)

DIUF est né le 3 juillet 1974 à Deauville. Il grandit « près de la mer » à Tourgéville jusqu’à l’âge de dix ans. Il explore les plages de la côte: Trouville, Les Vaches Noires, Villerville, déjà impressionné par la masse des blockhaus qui sont à la fois terrain de jeu et monstres angoissants. Trente années plus tard il restituera leur architecture et leur atmosphère dans une série encre et acrylique sur toile, dont les tons beige, gris et verdâtres stigmatisent un paysage désolé et géométrique.

Entre temps, Diuf est à Rouen, ville où il produit quantités de Bandes dessinées, Affiches, et Laques. Il ne quitte que trois années cette ville pour Paris, fréquentant alors assidûment un collectif d’affichistes passionnés avec lesquels il restera en contact jusqu’à la fin.

 

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FESTIVAL ART ET DECHIRURE 2010 DU 19 AU 30 MAI

 

12ème festival !! Ce nouveau rendez vous donnera une fois encore une large place aux arts plastiques, plus de 400 oeuvres exposées issues ds courants de l’art singulier, de l’art brut et de l’art contemporain, près de 40 artistes en marge de l’art “culturel”. Le visiteur est invité à laisser libre cours à son imagination, à libérer ses émotions face à cet art décalé, troublant, parfois déconcertant.

Tous les artistes ne sont pas présentés ci dessous, nous vous invitons à venir les découvrir dans nos 3 expositions:

– Halle aux Toiles de Rouen place de la Basse Vieille Tour du 20 au 30 mai de 10h à 19h tous les jours (vendredi 21 et 28 mai de 10h à 22h)

– Chapelle saint Julien à Petit Quevilly : Marie Rose Lortet du 20 au 30 mai de 14h à 18h tous les jours

– Hôtel de Région 5 rue Robert Schuman Rouen : Aymeric Dufay dit « DUIF » du 20 au 30 mai de 10h à 18h tous   les jours

– Renseignement concernant les expositions : Joël Delaunay 02 32 95 11 78 ou art.et.dechirure@laposte.net

 

 

 

 

 

ART MANIAK

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Petit glossaire d’arts plastiques

Perspective – Audace – sensuel – humilité – Effacement – Se soumettre au sujet – Ligne de tension – Profondeur – Plan – Repentir (pentimento) – Achever – Abouti(r) – Superficiel – support/surface – Claire/obscure – Ornemental – le toucher –– faire vibrer la couleur – Tout ce qui est inutile est nuisible – Effacement – Un bon fond – Préparer son geste dans sa tête comme les sportifs avant un geste technique – Mou – en creux – sculpter – le vide –Chaud / froid – Silence – Bavard – faire des choix – recul – rugueux / lisse – Arte povera – Chercher la lumière – Sal comme un cochon – Composition – opposition – contraste –Il n’y a pas de mauvais sujet il n’y a que des mauvais peintres – tonique – sensible – jouer avec les bords – une idée par boulot –– faire valoir – scories –Ornemental – pousser – jouer – radicaliser – savoir achever un boulot – copier est même recommander – accepter ce qui ce présente sur la surface du travail – Dense – laisser son boulot ouvert – savoir abandonner des choses pour en gagner d’autres – subtile – raffiné – discret – somptueux – prendre le temps – improvisation – rythme – calque – cadre – fermer les yeux – foncer – travailler avec le sal – degré d’exigence – adapter l’outil à l’intention – élégant – le geste – ça discute – On fait – action / réaction – de la liberté /du lâché/de la maîtrise – Un lâché maîtrisé – l’auteur ne maîtrise pas ce que l’autre voit – Bien jeté – travailler avec le hazard.

Thierry Trãn

 

 

 

LE SECRET-TAIRE

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Œuvre collective réalisée par des personnes venant de structures de soins du secteur 91G07 de psychiatrie adulte. L’initiative de ce projet est partie d’une volonté commune de nos ateliers « Ecriture » et « Formes et couleurs ». Notre guide artistique, l’artiste–peintre Sabine STELLITANO , a conduit les participants durant des stages de création picturale, organisés chaque année depuis 2004. Cette création sur le thème du souvenir fait écho au travail cinématographique d’un autre de nos ateliers : « Court-Métrage ». Le « Secret-Taire » livre ses souvenirs par un jeu de tiroirs qui n’en finissent plus de s’ouvrir …91-SAVIGNY SUR ORGE/ETAMPES

 

 

 

Catherine Ursin

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Que de la récup’ : métal sous n’importe quelle forme, bidons, boîtes de conserves, capots de voiture et autres ferrailles et puis ficelle, os, dépouilles de petits animaux sans compter les huiles et peintures de rebut. Pour Catherine Ursin, la création est d’abord une activité physique, une lutte avec la tôle coupante qu’elle découpe, entaille, agrafe après l’avoir laissé vieillir, rouiller au besoin, la patine seule ayant une âme et permettant de surcroît des effets esthétiques.

Dans la fermeté et l’énergie qui la caractérisent, elle dépouille ses oeuvres de toute sentimentalité, les humains sont nus, seins marqués et sexes en évidence, à l’érotisme affirmé…

Scènes où passe une certaine mélancolie, cet état incertain entre joie et tristesse : univers d’une étrange et puissante poésie.

Colette Pilletant-Rey – 2009

 

 

 

CATTP la Villa association arimage

 

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Depuis 1992 l’association  arimage  organise, avec le soutien du Centre Hospitalier Sud-Francilien, des manifestations à partir du travail réalisé dans des ateliers animés par des artistes, au sein de deux services de psychiatrie. Cette année, deux ateliers d’arimage se sont mobilisés pour travailler sur le thème de l’Inde grâce à un partenariat établi avec le festival du Futur Composé*. C’est ainsi que dans l’atelier de peinture, conduit par Sabine Stellittano à la Maison des Jeunes et de la Culture Fernand-Léger nous avons réalisé des montages de dessins sur tissus indiens s’inspirant des « roues de la vie » et que dans l’Atelier du Vendredi, au CATTP La Villa,  Pascale Pasello, artiste en résidence, a créé des masques que nous avons parés. Durant le temps de l’exposition, le public sera associé à cette installation, en y déposant des «  papiers-offrandes » que nous avons confectionnés.

 

 

 

 

Pascal Laloy

Pascal Laloy

 

De la peinture, émergent ou disparaissent des corps, des figures. Engourdis et engoncés dans les oripeaux et dans la peau, ces corps naissent des strates et des cicatrices qui les forment et les enserrent. Ces semblants d’êtres, ces « idées d’Hommes » se voilent, se dévoilent, s’effacent…Se réduisent parfois à la matière. Traces offensives ou marques du renoncement et du repentir, la peinture présente la bataille silencieuse dont elle a été l’objet. La figure se réduit, se décompose, se vide, parfois jusqu’au masque. L’humain s’éclipse et la figure devient corps de peinture.

 

 

 

Philippe LECHOPIER

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Né en 1959, vit à Evreux et travaille avec des enfants ayant des problèmes de comportement. De 1995 à 2005, a suivi les cours du sculpteur Jacques Lortet à l’atelier volume de la maison des arts d’Evreux. Travaille le bois, le métal et les matières (notamment végétales) ou objets de récupération, leur donnant ainsi une seconde vie. Crée des volumes, en particulier des masques et des petites structures sonores, les orchestres de coins de tables. Les masques se déclinent selon plusieurs séries. La série des « Polaroïds » constitue des variations imaginées chacune à partir d’un même matériel de base (ressort pour papier polaroïd). La série des « Paulownia » est construite à partir d’éléments végétaux provenant d’un jardin. Ces éléments recouvrent des objets en fin de vie ayant eu leur utilité propre. Certains masques changent d’aspect en fonction du point de vue du spectateur, une forme de clin d’œil à l’art cinétique.

 

 

 

Art brut : le domaine polonais

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Il aurait été surprenant que la Pologne – pays d’Europe qui possède un art populaire ainsi qu’un art naïf fort développés – ne recèle pas également quelques auteurs d’art brut. Très vite on reconnut Edmund Monsiel (1897-1962), puis Stanisław Zagajeweski (1927-2008), puis Maria Wnęk (1922 – 2006) tous désormais entrés dans les collections publiques et privées d’art brut. D’autres, âgés de plus de 60 ans (« un art de vieillards retournés en enfance » écrivait Michel Thévoz à propos de ces auteurs qui – désormais délivrés des contraintes de bienséance structurant ce que, pudiquement, on nomme : la « vie active » – se sont mis tardivement à dessiner), ont été découverts à la fin du siècle dernier : Adam Dembinski (né en 1943), Roman Rutkowski (né en 1933), Henryk Żarski (né en 1944). Voici donc, pour la première fois exposée en France, une sélection de quelques unes de leurs productions.

Alain bouillet

 

 

 

Joël LORAND

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Né en 1962 à Paris, réside à Alençon (Orne). A partir de 1997, il abandonne définitivement son métier pour se consacrer à la création plastique autour du dessin, après plusieurs étapes de recherche. Joël LORAND développe une œuvre insolite, singulière. Il aime à dessiner des créatures hybrides, personnages ou animaux enchevêtrés dans une abondante végétation, un monde imaginaire sans frontières, jouant sur les lignes, les courbes, les arabesques. La minutie du trait et la précision du graphisme, l’opposition de couleurs aux pastels et crayons, viennent appuyer la lecture d’une œuvre grave et légère… Ses œuvres ont fait l’objet de nombreuses expositions en galeries, dans des musées, des salons, depuis 1997.

 

 

 

Claire Lézé-Schmite

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Mon travail en fil de fer se fait dans un geste souple et régulier, je tourne et retourne la forme que j’ai en tête jusqu’à ce que j’obtienne le résultat imaginé. Il me permet une exécution fine, aérée et légère des figures à qui je donne « vie »…Il est le résultat d’une longue réflexion, complément de mon travail de modelage en terre. Le fil de fer m’accorde une excentricité  sans limites, tel mon imaginaire. Le métal peut être rouillé pour évoquer le temps qui passe, l’usure, la fêlure des personnages, ou bien noir, laissé à l’état brut pour une épure totale. Ces pièces ressemblent à mes réalisations en terre où les extrêmes se côtoient : des finesses excessives et des rondeurs qui le sont tout autant. Regardez les jeux d’ombre et de lumière lorsqu’ils pénètrent le métal, quelle légèreté !

 

 

 

Résidence « Les Albizias »

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La résidence «  Les Albizias «  accueille des personnes adultes handicapés. Ces personnes bénéficient d’un accompagnement et d’un soutien spécifique pour tous les actes de la vie courante. Par ailleurs, leur créativité et leur besoin d’expression est mis en valeur dans les ateliers arts plastiques et bois. Au sein de ces ateliers les résidants peuvent au travers des supports et de la matière proposée, libérer leurs émotions et aller à la rencontre des autres. Le festival Art et Déchirure est pour eux le moyen de valoriser leurs réalisations.

 

 

 

Martine Mangard

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Au cours de l’année 2009, l’envie m’a pris de dessiner des autoportraits fictifs. Je glanai avec plaisir par ci – par là des photographies de femmes à travers lesquelles me projeter. Leurs poses figées et contenues leur donnaient une sorte d’intensité dramatique. Au dernier dessin il m’apparut soudain clairement que j’avais fait les portraits des 7 femmes de Barbe Bleue. Ce fut une révélation excitante. Parallèlement j’ai continué mes créations d’objets et de boites qui contiennent des histoires et mes dessins visionnaires au fusain et crayon noir.

 

 

 

GEM A.I.D 76

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« Le Groupe d’Entraide Mutuelle A.I.D 76 (Association Loi 1901)  est  un lieu d’accueil, ouvert tous les jours aux  personnes en souffrance psychique. Le GEM  développe l’échange  et la solidarité entre les adhérents en s’appuyant sur les loisirs. Son atelier Arts Plastiques fonctionne, sous sa forme actuelle, depuis  avril 2008. Il s’appuie sur la convivialité et l’entraide pour permettre à chacun de s’exprimer en fonction de ses envies et de ses choix esthétiques.  Le groupe est très hétérogène puisque certaines personnes sont novices alors que d’autres sont plus expérimentées (découverte antérieure dans des lieux de soin ou études  aux Beaux Arts). La pédagogie de cet atelier hebdomadaire est de valoriser  chacun  afin qu’il soit fier de ses progrès et de ses travaux. Dans cette optique, l’approche des techniques artistiques se fait au travers du ludique : jeux avec les lumières, les couleurs, les matières…. Ainsi chacun a pu évoluer, expérimenter et trouver sa voie…

 

 

 

Pierre Amourette

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Vierges sages, vierges folles. Amourette nous livre la douleur de ces vierges hurlantes et vociférantes. Sont-elles pour autant des femmes souffrantes d’un enfantement qui ne finit pas, confrontées à la vie, à la peur, à la mort. Pierre Amourette, dont on connaît le monde baroque, ne laisse jamais indifférent. Autodidacte secret et pudique, il travaille dans son atelier installé dans le Perche où il est éducateur. Sa maîtrise du modelage simule l’improvisation où la pensée le dispute à l’instinct. Il torture la terre, débusque les formes d’une genèse qui n’en finit pas de se livrer, ivre lui même des ressources offertes par la matière. Ses doigts la pétrissent avec rage. Du Limon originel, il extrait la sève, arrache le souffle de vie. Puis il cofie au feu,à trois reprises, ces pièces modelées dans l’urgence. Trois cuissons métamorphosant ces figures,leur donnent leurs lettres de noblesse. Les glaçures verts, bleues, lie-de-vin, les habillent d’une grâce inattendue. Elles émergent d’un bouillonnement de plis, de crevasses vestimentaires accumulées comme les pétales flétris d’un bouquet dont les couleurs s’écoulent dans un sursaut de beauté.

 

 

 

T.LEO

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Les mortiers et la filasse font apparaîtrent des silhouettes de corps décharnés rendant visible leurs ossatures; ils se tiennent dans un état transitoire entre la vie et la mort .Ces objets « organiques » prennent leurs essences dans différentes sensibilités et inspirations proches de l’expressionnisme, du symbolisme et en l’occurrence des mythologie Gréco-romaines. Cette littérature contient un monde allégorique pouvant faire écho a une vision contemporaine (mais toujours parcellaire) du monde, ainsi Actéon tué par ses chiens pour avoir vu les charmes d’une déesse, représente la petite culpabilité punies démesurément par un pouvoir tout puissant non moins coupable.

 

 

 

Karim Toraï

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« Je ferai une exposition de mes miroirs pour rendre joyeux les gens »

Karim procède minutieusement à gratter de petits carrés sur l’envers de miroirs afin de faire des minuscules fenêtres.

Puis, y collant des confettis ajustés et préalablement découpés dans la palette des couleurs offerte par les magazines en tous genres, il réalise des mosaïques qui apparaissent une fois le miroir retourné.

Du fond de sa « grotte », tel un moine copiste, il élabore des pays, des scènes, des paysages…envers et reflets de nos images et de la copie de notre propre visage si l’on s’y colle bien en face.

Karim dit avoir eu un âne, dans la banlieue de Rouen. Il raconte aussi, à qui veut bien l’entendre, toute son inadéquation avec le monde tel qu’il devient…employant tour à tour le « je » ou le « nous » selon sa météo intérieure.

De l’ombre, lui, il sculpte continûment les petits miroirs. C’est ce qui le tient et c’est son « invention ».

Qu’importe sa condition actuelle et son passé en forme de miroirs éclatés, lui, ce qu’il veut par son œuvre : c’est donner un peu de joie à nous autres

Alain Létuvé

 

 

 

André Robillard

André Robillard

André est né en 1931 au lieu dit « la mal tournée ». Il a été placé en 1939 dans l’école annexe de l’hôpital de Fleury-les-Aubrais. « On entendait un bourdonnement dans le ciel par vagues successives. » Dans cet établissement, marqué par la naissance de la psychothérapie institutionnelle, sous l’impulsion notamment de Georges Daumezon et Roger Gentis, André Robilllard a acquis un statut d’auxiliaire en travaillant dès le début des années soixante pour la station d’épuration de l’hôpital; cette époque a correspondu avec la fabrication des premiers fusils et la réalisation de dessins; il vit toujours à Fleury-les-Aubrais, dans une maison indépendante, entourée de ses oiseaux.Les premiers fusils d’André Robillard datent de 1964; recueillis par les docteurs Paul Renard et Roger Gentis au centre hospitalier Georges Daumezon de Fleury-les-Aubrais puis aussitôt confiés à Jean Dubuffet, ils ont circulé quelques années dans les collections de l’art brut encore nomades, avant d’atterrir à Lausanne où le musée a ouvert ses portes en 1971. Michel Thévoz qui en était le conservateur jusqu’en 2001 est ensuite revenu vers André Robillard et a certainement provoqué la
venue d’un second souffle dans le mode de création de l’artiste; depuis lors André Robillard n’a eu cesse de construire de nouveaux fusils, présents à la fois dans les collections de l’Aracinede la Création franche de même que dans de nombreuses collections privées à travers le monde. Les fusils exposés ici présentent cette double particularité qu’ils ont été construits parallèlement à la fabrication du spectacle Tuer la misère et hors de chez André Robillard, dans une sorte d’atelier mobile, au cœur ou dans l’immédiat prolongement du travail scénique, à La Fonderie au Mans, aux Subsistances à Lyon, au TNT-Manufacture de chaussures à Bordeaux et à Suresnes.
Alexis Forestier