Quand :
14 mars 2016 @ 19:00 – 20:00 Europe/Paris Fuseau horaire
2016-03-14T19:00:00+01:00
2016-03-14T20:00:00+01:00
Où :
Salle de l'annexe des beaux arts
29 Rue Victor Hugo
76000 Rouen
France
Coût :
8€
Contact :
Art et Dechirure
02 35 98 16 81

Simon
& la méduse
& le continent

par SimonLouiseClément / noyau bruxello-normand

SIMON & la méduse & le continentL’enfance la folie le système

Simon ne va pas à la cantine comme les autres enfants. Simon ne boit pas son yop comme les autres enfants. Simon compte jusqu’à ce que la tête tourne trop et met des exemples dans des catégories et fume des feuilles au lieu de rendre ses copies. Il parle, il bouge, il ment, il parle beaucoup quand il bouge beaucoup, il ne respire pas du tout quand il bouge beaucoup, il nous ment car il se soucie du vrai. Dans sa cosmogonie Simon lutte entre ses aimants : sa mère, Jeanne qui écrit et qui voudrait que je l’appelle maman, Monsieur Murmure, son ami imaginaire, mobile et transparent, son père, astronaute et/ou absent, sa psychologue, la robe à fleurs et le diagnostic bienveillant, Gaspard, son (seul) ami réel qui n’est qu’un ami rien de plus, sa méduse, ce petit animal parasite qui a pour nom angoisse, et qui lui pique le ventre pour le pousser à s’envoler vers sa vocation : la découverte du continent pas encore découvert. Il n’y a pas assez de place sur terre, et Simon veut rendre son père, qui habite sur la planète Napalm, fier. Mais Monsieur Murmure ne l’entend pas de cette antenne. Qu’est-ce qui se passe quand même l’imaginaire le trahit ?

La parole au centre

Ceci est un manifeste. Ceci est une maquette. Ceci est une maquette de manifeste. Il y a trop de mots. Il n’y a pas assez de sens. Il y a trop de mots dans le spectacle car il n’y a pas assez de sens hors du spectacle. Nous tentons le difficile, mettre en bouche et en corps un déferlement et un délitement de la langue à mesure que l’enfance doit grandir et être carré conforme conformée. La langue et le jeu ne ressemblent à rien, ils sont extra-quotidiens et ils veulent faire bien. Il y a surplus de son dans la fiction car dans le réel quelque chose de l’ordre du sens nous manque. Nous ne savons pas exactement quoi ; nous cherchons ; nous faisons nos intéressants.

interprétation  élocution  performance  dramaturgie  Simon  Vialle
écriture  dramaturgie  direction  mise  en  scène  Louise  Emö
assistanat  dramaturgie  scénographie  lumière  Clément  Longueville

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